Surdiagnostic_THYROIDE

Selon des chercheurs du CIRC (Centre international de recherche sur le cancer de l’OMS, basé à Lyon), cette augmentation drastique du nombre de petits cancers papillaires, également constatée dans d’autres pays développés (Etats-Unis, Corée du Sud, Italie, Japon), est avant tout la conséquence de l’utilisation croissante de moyens d’imagerie de plus en plus précis, en particulier l’échographie, et non la conséquence d’autres facteurs, comme l’impact des accidents nucléaires par exemple.

Résultat, selon ces chercheurs, jusqu’à 90 % des cancers de la thyroïde diagnostiqués ces dernières décennies chez les femmes dans les pays développés (84 % en France) sont le plus souvent des surdiagnostics (c’est à dire le diagnostic de tumeurs papillaires de la thyroïde qui n’entraînent pas de symptômes, ni de risque vital en l’absence de traitement), et non une « épidémie » de cancers de la thyroïde, due aux radiations ou à d’autres causes…
Ainsi, toujours selon leurs estimations, 470 000 femmes et 90 000 hommes auraient été surdiagnostiqués dans 12 pays sur 20 ans, dont près de 50 000 Français.

Or ces petites lésions ne vont pas, pour la plupart, évoluer vers des cancers agressifs, comme l’ont montré plusieurs études récentes comparant le choix de l’intervention ou de la surveillance. Pourtant, l’ablation de la thyroïde est en général effectuée…

Autre article très intéressant sur le même sujet :

https://jeanyvesnau.com/2016/08/18/revelation-560-000-cancers-de-la-thyroide-diagnostiques-depuis-vingt-ans-nen-etaient-pas/

Sources : site du Vidal, blog « Journalisme et Santé publique »